Prédication donnée le 3 novembre 2013 à l’Église Unie St-Jean, Montréal.

Le lendemain, Jean était de nouveau là, avec deux de ses disciples. Il vit Jésus qui passait, et il dit: «Voici l’Agneau de Dieu!» Les deux disciples entendirent les paroles de Jean et se mirent à suivre Jésus. Celui-ci se retourna, vit qu’ils le suivaient et leur demanda: «Que désirez-vous?» «Rabbi — c’est-à-dire Maître —, lui dirent-ils, où habites-tu?» «Venez, leur répondit-il, et vous le verrez.»

Ils l’accompagnèrent donc et virent où il habitait. Il était environ quatre heures de l’après-midi. Ils passèrent le reste de la journée avec lui. André, le frère de Simon Pierre, était l’un de ces deux hommes qui, sur la déclaration de Jean, s’étaient mis à suivre Jésus. Il alla tout d’abord voir son frère Simon et lui dit: «Nous avons trouvé le Messie — ce qui veut dire le Christ.»

Et il le conduisit auprès de Jésus. Jésus le regarda attentivement et lui dit: «Tu es Simon, fils de Jonas. Eh bien, on t’appellera Céphas — ce qui veut dire Pierre. Le lendemain, Jésus décida de retourner en Galilée. Il rencontra Philippe et lui dit: «Suis-moi!»

Philippe était originaire de Bethsaïda, la ville d’André et de Pierre. Philippe, à son tour, alla voir Nathanaël et lui dit: «Nous avons trouvé celui dont Moïse a parlé dans la Loi et que les prophètes ont annoncé: c’est Jésus, le fils de Joseph, de la ville de Nazareth.

«De Nazareth? répondit Nathanaël. Que peut-il venir de bon de Nazareth?»

«Viens et vois toi-même!» répondit Philippe.

Jésus vit Nathanaël s’avancer vers lui. Alors il dit:
«Voilà un véritable Israélite, un homme d’une parfaite droiture.»
«D’où me connais-tu?» lui demanda Nathanaël.
«Avant même que Philippe t’appelle, lui répondit Jésus, lorsque tu étais sous le figuier, je t’ai vu.»

«Maître, s’écria Nathanaël, tu es le Fils de Dieu, tu es le Roi d’Israël!»

«Tu crois, lui répondit Jésus, parce que je t’ai dit que je t’ai vu sous le figuier? Tu verras de bien plus grandes choses encore.»

Jean 1.35-50

Aujourd’hui on parle de ceux qui ont écouté et qui ont repondé aux appels de Jésus.

photo de Lauren Gallant Cochran

photo de Lauren Gallant Cochran

Je commence avec un disciple de nos temps: François Bovon. Il est mort il y a deux jours. Il était pasteur de l’Église reformée de la Suisse et The Presbyterian Church (USA). De plus, il était un intellectuel sans pareille au domaine des études bibliques. Il était reconnu comme l’expert mondiale pour les livres de Luc et des Actes. Comme spécialiste du Nouveau-Téstament , il Il était doyen de la faculté de théologie à l’Université de Genève et plus tard professeur à Harvard, où j’avais été son étudiant du premier cycle. Un ami qui est professeur du Nouveau Testament aux États-Unis m’a dit hier que les livres de François Bovon sont pourquoi les étudiants doctoral en études bibliques doivent étudier le français.

Il est important savoir que vous étudiez la Bible, surtout en français, avec des pasteurs qui ont étudié pendant les derniers quarante années, vous avez probablement écouté l’écho des mots et des idées des livres et des salles de cours de François Bovon.

S’il vous plaît, tenez François et sa famille en prière aujourd’hui.

On étudie le premier chapitre de Jean. Le début du ministère de Jésus. Entre les quatres livres sur la vie de Jésus-Christ que l’on trouve à la Bible, ces lives on appelle les Évangiles, seulement deux, Matthieu et Luc, commence avec l’histoire de Noël. Mais les quatres ont des histoires de comment Jésus as trouvé ses premiers disciples. C’est a dire, toutes les auteurs des Évangile sont d’accord que le ministère de Jésus, de son début, a été un ministère d’un groupe.

Il faut définer nos termes: disciple. Maintenant ce mot évoque un sens très religieux, mais ça nous vient du Latine, discipulus, pour un étudiant, mais un étudiant qui dois suivre son professeur. Parce que l’on a utilisé le mot «disciple» pour ceux qui ont suit Jésus, on apprendre le rôle de Jésus a été, au début, reconnu comme un professeur.

Mais les façons qu’un professeur doit enseigner sont aussi variées que ses étudiants. Et on voit ça dans le texte, avec la prémière leçon de Jésus: Suis-moi.

Les auteurs de Matthieu, Luc, et Marc commence avec les pêcheurs a bord du Lac, mais Jean commence avec Jean-Baptiste qui a déjà ses propres disciples.

Il vit Jésus qui passait, et il dit: «Voici l’Agneau de Dieu!» Les deux disciples entendirent les paroles de Jean et se mirent à suivre Jésus.

Alors, ils ont quitté Jean pour suivre Jésus.

Puis, André, disciple de Jean-Baptiste, amene le petit groupe à son frère Simon et il dit à son frère:

«Nous avons trouvé le Messie — ce qui veut dire le Christ.»

Messie et la francisation du mot hébreu, מָשִׁיחַ mesach, et Christ, du grec Χριστός Christós. Ces deux mots veut dire quelqu’un qui est consacré par Dieu. Jésus, donc, qui on reconnu déjà comme professeur, car il a des disciples, est aussi, au moins, un prophète extremement important.

Et il le conduisit auprès de Jésus. Jésus le regarda attentivement et lui dit: «Tu es Simon, fils de Jonas. Eh bien, on t’appellera Céphas — ce qui veut dire Pierre.

Simon écoute son frère, il suit Jésus, et Jésus lui donne un surnom, Pierre.  Le professeur Jésus qui a des disciples, donc, est aussi l’ami Jésus qui donne ses amis des surnoms.

Puis, l’exemple le plus simple, le plus direct.

Jésus rencontra Philippe et lui dit: «Suis-moi!»

D’accord, c’était façile. On continue.

Puis:

Philippe, à son tour, alla voir Nathanaël et lui dit: «Nous avons trouvé celui dont Moïse a parlé dans la Loi et que les prophètes ont annoncé: c’est Jésus, le fils de Joseph, de la ville de Nazareth.

«De Nazareth? répondit Nathanaël. Que peut-il venir de bon de Nazareth?»

D’accord, il faut pauser un moment. Il nous semble, selon les paroles de Nathanaël, que cette ville ne fait pas de bonne impression sur ses voisins. Que peut-il venir de bon de Nazareth?

Il honnête mais pas très poli. Il ne met pas de gants blancs avec cette question!

On sait bien que chaque région a son Nazareth. Le quartier préjugé. Peut-être petit, probablement pauvre. Une demographique de nos autres humaines qui on juge, on rejete, trop facilement, trop vite. Les autres. Les pauvres. Les étrangers. Que peut-il venir de bon de nos Nazareths?

Mais Philippe, bon disciple, bon étudiant, il donne à Nathanaël la même invitation que Jésus a donnée les autres. Viens et voir toi-même. Parce que beaucoup de bon vient de Nazareth! Jésus soi-même, qui est notre messie, l’un pour qui on l’a attendu!

Viens et voir toi-même.

Voici l’invitation qui détruit les stéréotypes. Qui les prive de leur pouvoir. C’est l’invitation qui remplace la présomption humaine à l’occasion de la révélation divine.

Qu’est-ce qu’arrive lorqsu’on vient et voit Jésus? Jésus nous accepte et nous connait. Jésus n’a montré aucun signe que Nathanaël l’avait offensé. Jésus avait vu Nathanaël qui était.

«Voilà un véritable Israélite, un homme d’une parfaite droiture.»

Nathanael est au meme temps un homme sans tacte mais sans manipulation.

«D’où me connais-tu?» lui demanda Nathanaël.
«Avant même que Philippe t’appelle, lui répondit Jésus, lorsque tu étais sous le figuier, je t’ai vu.»

«Maître, s’écria Nathanaël, tu es le Fils de Dieu, tu es le Roi d’Israël!»

L’échange est un peu énigmatique. Mais cette échange n’est pas pour nous. C’est pour Nathanaël. Nous ne savons pas ce qui s’est passé sous le figuier. On peut imaginer que quoi qu’il en soit, ce fut une expérience profonde, et c’était une expérience solitaire. Le fait que ce Jésus, cet homme de Nazareth, savait ce qui s’est passé sous cet arbre a changé le point de vue de Nathanaël, et la vie de Nathanaël.
L’expérience de Nathanaël était sous le figuier un moment de grande tristesse ou la joie exaltante? Était-ce calme et pensif? Était-ce le cœur palpitant? Etait-il serein ou délirant? Etait-ce un moment de réflexion ou de la révélation? Nous ne savons pas, mais quoi qu’il en soit, nous avons probablement chacun avait un. Et quoi qu’il en soit, il n’y a rien de plus puissant dans la vie de Nathanaël que de savoir que, dans ce moment, précédemment supposé être solitaire, Jésus de Nazareth était là. Nathanaël a pensé qu’il avait été seul, mais Jésus l’a vu. Quand vous pensez que vous êtes seul, Jésus vous voit. Un tel réconfort. Une telle promesse.

«Tu crois, lui répondit Jésus, parce que je t’ai dit que je t’ai vu sous le figuier? Tu verras de bien plus grandes choses encore.»

Venez voir vous-même. Cette invitation commence notre relation avec Dieu. Mais l’invitation arrive encore et encore chaque jour dans la vie chrétienne.

Nous voyons, comme le dit Jésus, même de plus grandes choses. Nous allons voir de plus grandes choses.
Permettrez-moi, retourner au professeur François Bovon. Un dimanche après-midi notre cours «Les premiers images du Christ: les plus anciens idées sur l’identité et rôle de Jésus» a visité le Musée des Beaux-Arts de Boston.

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Voici une photo de ce jour-là.

Après les autre étudiants sont partis, il m’a posé une question privée. Il savait que j’avais dit que je veux être un professeur du Nouveau Testament. Bien plus, il me connaissait aussi, très bien.

«Jean-Daniel, je pense que tu veuilles, vraiment vraiment, devenir pasteur, n’est-ce pas?»

Cette question à ce moment-là c’était comme Nathanaël sous le figuier. Ce moment au musée, j’avoue, n’est pas le grand total de l’histoire de mon appel. Mais c’est un exemple d’un disciple de Jésus-Christ, qui m’a trouvé au bon moment, avec les bons mots. Pour moi, il n’était pas seuleument un professeur, mais un vrai mentor. Il m’a donné une invitation d’imaginer, de venir et vois moi-même.

Comment et par qui est-ce que le Seigneur vous appelle aujourd’hui? Allons et voyons, ensemble.